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● Markets

Volume des exchanges : le trading crypto a changé d’adresse

En août 2026, le volume spot des plateformes crypto a rebondi de 19 %. Derrière ce sursaut, le trading a changé d'adresse : dérivés, DEX, euro et flux institutionnels.

Le mois d’août 2026 a offert aux plateformes d’échange centralisées leur meilleure nouvelle de l’année : un volume au comptant en hausse de 19 % sur un mois, à 510,4 milliards de dollars (environ 440 milliards d’euros au cours du 14 septembre, proche de 1,16 dollar pour un euro) sur un échantillon de quatorze grandes plateformes, selon le décompte mensuel relayé par CryptoBriefing. Le rebond est bien réel. Mais il masque une transformation plus profonde, et plus dérangeante pour les acteurs historiques : l’argent du trading crypto n’a pas disparu, il a changé d’adresse. Il a quitté le comptant pour les dérivés, migré des carnets d’ordres centralisés vers la chaine, et s’est concentré entre quelques mains de plus en plus institutionnelles. Décryptage d’un déménagement qui redéfinit qui compte vraiment sur le marché.

Août 2026 : un rebond de 19 % qui ne dit pas tout

Sur les quatorze plateformes suivies par le décompte mensuel de référence, le volume au comptant a atteint 510,4 milliards de dollars en août (environ 440 milliards d’euros), en progression de 19 % sur un mois par rapport aux 429 milliards de dollars de juillet. C’est la plus forte hausse mensuelle de 2026 et un net soulagement après un été atone. Treize des quatorze plateformes ont vu leur activité augmenter ; une seule a reculé.

Le problème, c’est le point de départ. Le comptant centralisé venait de sortir d’une léthargie de plusieurs mois. En avril 2026, il s’était effondré à 679 milliards de dollars (environ 585 milliards d’euros), son plus bas niveau depuis octobre 2023, soit environ deux tiers sous le pic mensuel de fin 2024, proche de 2 600 milliards de dollars (environ 2 240 milliards d’euros), selon les données de CryptoQuant. Juillet avait prolongé cette léthargie avec un nouveau plus bas de deux ans sur un large panel de plateformes. Autrement dit, même après un bond de 19 % en août, le marché au comptant reste très en deçà de son sommet.

Cette lecture en deux temps (rebond mensuel d’un côté, érosion structurelle de l’autre) est la clé de tout le reste. Le taux de change euro-dollar, autour de 1,16 selon Trading Economics, rend d’ailleurs les conversions volatiles d’une semaine à l’autre. Mais le message central ne bouge pas : le trading n’a pas déserté la crypto, il s’est réorganisé. Reste à savoir où il est allé.

Binance domine le comptant, mais le comptant rétrécit

Sur le comptant, la hiérarchie reste sans surprise en tête. Binance a traité 243,1 milliards de dollars en août (environ 210 milliards d’euros), soit 47,6 % de l’échantillon, une part en hausse par rapport à 43,9 % en janvier. OKX suit loin derrière avec 46,9 milliards de dollars (9,2 %) et Coinbase avec 40,9 milliards de dollars (8,0 %). À elles trois, ces plateformes concentrent 64,8 % du volume mesuré.

PlateformeVolume spot, août 2026Équivalent approximatifPart de l’échantillon
Binance243,1 Md$env. 210 Md€47,6 %
OKX46,9 Md$env. 40 Md€9,2 %
Coinbase40,9 Md$env. 35 Md€8,0 %
Total (14 plateformes)510,4 Md$env. 440 Md€100 % (+19 % sur un mois)
Sources : décompte mensuel du volume spot relayé par CryptoBriefing ; conversion au cours du 14 septembre 2026 (environ 1,16 $/€).

Deux mises en garde s’imposent. D’abord, la concentration est en partie un artefact d’échantillon : sur un panel plus large de plateformes centralisées, la part de Binance retombe autour de 28 %. Le classement dépend donc autant de la méthode de comptage que de la réalité des flux, un point sur lequel nous reviendrons. Ensuite, dominer un marché qui rétrécit n’est pas la même chose que dominer un marché qui croît. La part de Binance grimpe, mais sur un gâteau au comptant nettement plus petit qu’en 2024. La plateforme gagne en part relative ce que l’ensemble du comptant perd en absolu, et cette nuance change tout pour interpréter les manchettes triomphales sur les records de part de marché.

Le vrai centre de gravité du marché, ce sont les dérivés

Si le comptant faiblit, c’est d’abord parce que le trading s’est massivement déplacé vers les dérivés. Début 2026, les contrats à terme et surtout les contrats perpétuels représentaient l’écrasante majorité du volume négocié, de l’ordre de 70 à 75 % du total selon les estimations de marché, contre 25 à 30 % pour le comptant. Les perpétuels, ces futures sans date d’expiration financés par un taux de funding périodique, constituent à eux seuls la plus grande part de ce segment. Sur les journées les plus actives de 2026, le volume quotidien des perpétuels a atteint plusieurs centaines de milliards de dollars, un niveau que le comptant n’approche plus depuis longtemps.

Cette bascule redistribue les cartes concurrentielles. Sur les dérivés, Binance a perdu sa couronne : sa part est retombée autour d’un tiers à la mi-2026, contre plus de la moitié en 2023, et OKX lui a ravi la première place. Le levier, la liquidité et la profondeur de carnet comptent désormais plus que la simple capacité à lister des jetons au comptant. Pour les acteurs institutionnels, une partie de cette activité s’est aussi déplacée vers des marchés régulés : le CME Group affichait en 2026 un volume quotidien moyen d’environ 266 900 contrats sur sa gamme crypto, en hausse de 38 % sur un an, avec un nombre record de gros détenteurs de positions ouvertes sur les futures bitcoin. Ce glissement du carry et de la couverture vers des places onshore régulées prolonge une tendance que nous avons déjà documentée dans notre analyse de la base des futures passée sous pavillon américain.

Hyperliquid et la bascule on-chain des perpétuels

La partie la plus spectaculaire de cette histoire se joue on-chain. Hyperliquid, plateforme de perpétuels à carnet d’ordres décentralisé, capte l’essentiel du volume des perpétuels échangés sur les DEX, plus de 70 % selon plusieurs décomptes, avec un ordre de grandeur d’avance sur son concurrent le plus proche. Sa part de l’open interest agrégé des perpétuels a atteint un record d’environ 9,3 % à l’été 2026, contre 6,9 % en mai. L’open interest total des perpétuels sur DEX a lui-même touché un plus haut annuel à la mi-août, signe que les positions on-chain se tiennent désormais plus longtemps.

Ce que cela signifie concrètement : pour toute une catégorie de traders, la plateforme centralisée n’est plus le point de passage obligé, même pour du levier. Des fonds se connectent désormais le week-end pour trader on-chain, et la promesse d’auto-conservation (garder ses clés, ne pas confier ses fonds à un dépositaire) séduit après une décennie de faillites de plateformes. Cette bascule s’inscrit dans un mouvement plus large de migration de l’activité vers la chaine, où le rendement lui-même se découpe et se négocie en pair-à-pair, comme le montre l’essor de protocoles tels que Pendle et son marché du rendement réel. Le carnet d’ordres décentralisé n’est plus une curiosité de laboratoire ; c’est un concurrent frontal.

DEX contre CEX : le ratio record de 24 %

Le comptant lui-même migre vers la chaine. En juillet 2026, le volume au comptant des échanges décentralisés a atteint 24 % de celui des plateformes centralisées, un record depuis le début du suivi de DefiLlama en 2019, contre 17 % un an plus tôt et moins de 10 % pendant l’essentiel de 2024, rapporte The Block. Fait notable, ce ratio record a été atteint en partie par le bas : le volume absolu des DEX a lui aussi reculé sur le mois. Si la part relative des DEX grimpe, c’est donc surtout parce que les plateformes centralisées ont chuté plus vite.

SegmentRepère chiffré (2026)Tendance
Part des dérivés dans le volume totalenv. 70 à 75 %en hausse structurelle
Part du comptant (spot)env. 25 à 30 %en repli
Ratio volume spot DEX / CEX24 % (record, juillet)plus haut depuis 2019
Volume perp on-chain capté par Hyperliquidplus de 70 %domination
Part de Binance sur les dérivésenv. 34,7 % (mi-2026)en baisse (52,3 % en 2023)
Sources : CoinGecko, The Block, CryptoBriefing, données de marché 2026.

Les moteurs de cette bascule sont connus : les écosystèmes Solana, Base et BNB Chain permettent d’échanger des jetons nouvellement émis de façon rapide et sans permission, les agrégateurs ont approfondi la liquidité, et le routage cross-chain a comblé l’essentiel de l’écart d’exécution qui faisait autrefois de la plateforme centralisée l’option par défaut pour tout ce qui dépassait un simple achat au comptant. Le coût de cette migration se lit dans les effectifs : Coinbase et Gemini ont réduit leurs équipes tandis que les traders passaient on-chain, signe que la pression ne vient plus seulement de la concurrence entre plateformes centralisées, mais de la chaine elle-même.

Coinbase, ou l’institutionnalisation du carnet d’ordres

Le cas de Coinbase résume la mutation. Au deuxième trimestre 2026, la plateforme a revendiqué une part de marché record sur le volume de trading, à 10,3 %, un troisième trimestre consécutif de record, alors même que son volume au comptant reculait autour de 237 milliards de dollars (environ 204 milliards d’euros). La ventilation est éloquente : le volume institutionnel a représenté 194 milliards de dollars (environ 167 milliards d’euros), soit près de 82 % du total, contre seulement 43 milliards de dollars (environ 37 milliards d’euros) pour le détail, en baisse de 45 % sur un trimestre.

Dans son communiqué de résultats, Coinbase met en avant la diversification : les abonnements et services ont pesé 48 % du chiffre d’affaires net, et l’EBITDA ajusté est resté positif pour un quatorzième trimestre d’affilée, à 208 millions de dollars, malgré un chiffre d’affaires en repli de 14 % sur le trimestre, à 1,22 milliard de dollars. Le message est clair : quand le volume de détail s’évapore, une plateforme cotée survit en devenant une infrastructure institutionnelle et en vendant autre chose que des frais de transaction. La hausse de la taille moyenne des ordres, au comptant comme sur les futures, confirme que ce sont de gros acteurs qui font tourner ce qui reste du marché ; en 2026, la baleine n’est souvent plus un particulier anonyme mais un dépositaire agissant pour des fonds. Ce basculement vers des flux institutionnels, largement adossés aux ETF américains, prolonge un signal que l’Europe peine encore à répliquer, comme nous l’expliquions à propos des flux d’ETF que l’Europe ne peut acheter.

L’euro atteint la parité de liquidité avec le dollar

Pour le lecteur européen, la nouvelle la plus marquante de 2026 est ailleurs. Selon le fournisseur de données Kaiko, les volumes libellés en euros ont atteint 362 milliards d’euros sur l’année, en progression de 31 % sur un an, une croissance qui dépasse celle de toutes les grandes devises. Les volumes mensuels se sont maintenus autour de 28,5 milliards d’euros en moyenne au premier trimestre 2026, malgré les turbulences de fin 2025. Surtout, Kaiko note que la liquidité du marché en euros a atteint la parité avec celle des marchés en dollars, un basculement inédit pour une devise longtemps reléguée au second plan des paires crypto.

Cette montée en puissance de l’euro a une explication réglementaire autant que macroéconomique. Le cadre MiCA a donné aux plateformes agréées un socle juridique clair pour servir les clients européens, ce qui a favorisé la profondeur des paires en euros. La politique monétaire a fait le reste : la Banque centrale européenne a relevé ses taux de 25 points de base à la mi-septembre, renforçant l’attrait des placements en euros. Reste que la profondeur de marché n’efface pas la fragmentation : le trading en euros demeure dispersé entre de nombreuses plateformes, là où le dollar reste la devise de référence des dérivés mondiaux. La parité de liquidité est un seuil symbolique fort, pas un basculement définitif du centre de gravité.

MiCA et l’AMF redessinent la carte des plateformes

En Europe, la question du volume est indissociable de celle de l’agrément. Le règlement MiCA impose depuis 2026 que toute plateforme servant des clients de l’Union détienne un agrément de prestataire de services sur crypto-actifs (CASP), délivré par une autorité nationale comme l’Autorité des marchés financiers (AMF) en France, sous la supervision de l’ESMA au niveau européen. La période de transition s’est refermée courant 2026 dans la plupart des États membres, sans prolongation : sans agrément, plus de clients européens.

Résultat, une carte à deux vitesses. Plus de 200 prestataires détenaient un agrément CASP complet au printemps 2026, un chiffre qui a continué de grimper depuis (le suivi public de casptracker en recense davantage à l’automne). Mais seule une quinzaine des cent plus grosses plateformes mondiales détiennent cet agrément, parmi lesquelles Coinbase (via le Luxembourg), Kraken (via l’Irlande), Bitstamp ou encore Crypto.com (via Malte). Pour un régulateur comme l’AMF, l’enjeu est double : capter le volume européen dans un périmètre supervisé, et éviter que la liquidité ne fuie vers des plateformes offshore ou vers les DEX, structurellement plus difficiles à encadrer. Le paradoxe est que la réglementation, censée rapatrier le volume, coïncide avec sa dispersion vers des rails non custodiaux.

Le volume fantôme : wash trading et chiffres à manier avec prudence

Toute analyse du volume bute sur une question inconfortable : ces chiffres sont-ils réels ? Le rapport mensuel qui recense les 510,4 milliards de dollars d’août précise lui-même que les données « peuvent comporter une part significative de wash trading ou d’activité de bots » et qu’elles ont été retraitées (retrait des valeurs aberrantes, calibrage). Le wash trading, qui consiste à s’acheter à soi-même pour gonfler artificiellement le volume affiché, reste un fléau : les estimations de la part de volume artificiel varient largement selon les méthodes, et grimpent fortement sur les plateformes non régulées et les jetons peu liquides.

C’est précisément pour cela que des agrégateurs comme CoinGecko appliquent un score de confiance : lorsqu’une plateforme déclare un volume très supérieur à ce que suggère son trafic web, la donnée auto-déclarée est écartée au profit d’une estimation. Pour les grandes paires (bitcoin, ether), l’écart entre volume brut et volume ajusté reste minime ; il peut dépasser 5 à 10 % sur les jetons confidentiels. La leçon pour l’investisseur est simple : un classement de volume n’est pas une vérité révélée, c’est une mesure dont la fiabilité dépend de la plateforme, de l’actif et de la méthode retenue. Comparer deux plateformes sur leur seul volume affiché, sans regarder qui contrôle la donnée, revient souvent à comparer deux thermomètres mal étalonnés.

Quand le prix se forme ailleurs

Le déplacement du volume n’est pas qu’une affaire de plomberie. Il change l’endroit où se forme le prix. Quand les dérivés pèsent environ trois fois plus que le comptant, ce sont les positions à levier, le funding des perpétuels et l’open interest qui mènent la danse, pas les carnets au comptant. Ki Young Ju, PDG de la plateforme d’analyse on-chain CryptoQuant, a résumé le phénomène cet été : selon lui, la demande au comptant pour le bitcoin faiblit tandis que la demande sur les futures reste nette positive, quoique nettement inférieure au rebond observé trois mois plus tôt. Un marché tiré par les futures est un marché plus sensible au levier et aux liquidations en cascade qu’aux flux d’accumulation patients.

Le fournisseur de données Kaiko décrit de son côté un marché en cours d’institutionnalisation continue, où la liquidité portée par les stablecoins et des marchés de dérivés structurellement plus profonds pèsent davantage dans la formation des prix que les flux de détail dictés par les récits. La conséquence pratique pour l’observateur : surveiller le volume au comptant d’une seule plateforme ne suffit plus à prendre le pouls du marché. Il faut lire ensemble le comptant, les perpétuels centralisés, les perpétuels on-chain et les futures régulés du CME, faute de quoi l’on regarde une seule pièce d’un puzzle qui s’est éclaté.

Le retour discret des actifs traditionnels sur les plateformes crypto

Dernier déplacement, plus inattendu : une partie du volume des plateformes crypto ne concerne plus la crypto. En 2026, le trading d’actifs traditionnels tokenisés ou synthétiques (or, argent, pétrole) a atteint des records sur les plateformes d’échange, l’or et l’argent en tête, le pétrole profitant des tensions géopolitiques. Deux plateformes, Gate et Binance, ont concentré près des deux tiers de ce volume de futures traditionnels. Hyperliquid, de son côté, a poussé les perpétuels adossés à des actifs du monde réel, avec un open interest record sur ce segment au printemps.

Ce mouvement raconte quelque chose de la nature même des plateformes : elles cessent d’être de simples marchés de cryptomonnaies pour devenir des lieux de trading multi-actifs, où un jeton, une action tokenisée et un contrat sur l’or cohabitent dans le même carnet. Pour le volume global, c’est une bouée de sauvetage bienvenue ; pour le régulateur, c’est une nouvelle zone grise, à la frontière entre marché de crypto-actifs et marché d’instruments financiers classiques. La question de savoir quelle autorité, de l’AMF ou d’un régulateur de marché traditionnel, supervise un perpétuel sur l’or listé sur une plateforme crypto reste largement ouverte.

Ce qu’il faut surveiller d’ici la fin 2026

Trois signaux méritent l’attention dans les semaines qui viennent.

  • Le signal macroéconomique. La BCE a relevé ses taux à la mi-septembre et la Réserve fédérale américaine était attendue pour un geste analogue lors de sa réunion du 16 septembre, ce qui serait son premier resserrement de ce type depuis 2023. Un coût de l’argent plus élevé pèse mécaniquement sur l’appétit pour le risque, et donc sur le volume ; il faudra voir si le rebond d’août tient.
  • Le signal structurel. Le ratio DEX/CEX continuera-t-il de grimper, ou s’agissait-il d’un pic lié à la seule faiblesse des plateformes centralisées ? La réponse dira si la migration on-chain est une tendance de fond ou un simple effet de base.
  • Le signal concurrentiel. OKX gardera-t-il sa couronne sur les dérivés, et Hyperliquid consolidera-t-il sa domination on-chain face aux plateformes centralisées qui contre-attaquent ?

Pour l’investisseur européen, la vraie question est de savoir si la parité de liquidité euro-dollar se confirme et si l’agrément MiCA devient un avantage compétitif durable pour les plateformes régulées. Beaucoup de ces variables se joueront dans le sillage des décisions de banques centrales, un rendez-vous que les marchés ont largement anticipé, comme nous l’analysions dans nos perspectives de fin d’année. Une chose est acquise : le volume ne se mesure plus au seul guichet des grandes plateformes centralisées.

Foire aux questions

Quelle est la plus grosse plateforme d’échange crypto par volume en 2026 ?

Sur le comptant, Binance reste en tête, avec environ 243 milliards de dollars de volume en août 2026 et une part de 47,6 % sur l’échantillon de référence, même si cette part retombe autour de 28 % sur un panel plus large. Sur les dérivés, en revanche, OKX a ravi la première place à Binance à la mi-2026.

Pourquoi le volume des plateformes centralisées a-t-il baissé en 2026 ?

Le comptant centralisé a touché un plus bas de deux ans à l’été 2026, sous l’effet d’un marché baissier, mais aussi d’une migration du trading vers les dérivés, vers les échanges décentralisés et vers des flux plus institutionnels adossés aux ETF américains. Le volume n’a pas disparu, il s’est déplacé.

Qu’est-ce que le ratio DEX/CEX et pourquoi est-il important ?

Il compare le volume au comptant des échanges décentralisés à celui des plateformes centralisées. En juillet 2026, il a atteint un record de 24 %, son plus haut niveau depuis 2019, signe que le comptant migre progressivement vers la chaine, porté par les écosystèmes Solana, Base et BNB Chain.

Le volume affiché par les plateformes est-il fiable ?

Pas toujours. Le wash trading peut gonfler artificiellement les chiffres, surtout sur les plateformes non régulées et les jetons peu liquides. Des agrégateurs comme CoinGecko appliquent un score de confiance et écartent les volumes auto-déclarés jugés incohérents avec le trafic réel.

Comment MiCA affecte-t-il les plateformes en Europe et en France ?

Depuis 2026, toute plateforme servant des clients de l’Union doit détenir un agrément CASP, délivré en France par l’AMF sous la supervision de l’ESMA. Plus de 200 prestataires étaient agréés au printemps 2026, mais seule une quinzaine des plus grosses plateformes mondiales détiennent cet agrément.

Par la rédaction Marchés de HOGE Wire.

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